En aquariophilie d'eau douce surtout, l'usage des isoloirs à poissons a souvent été utile. C'est le cas particulier de la femelle vivipare prête à donner la vie
dans un aquarium communautaire qui sensibilise l'aquariophile à la sauvegarde des alevins à naître. C'est ainsi un rôle de protection contre la prédation des autres poissons qui incombe à l'isoloir poisson! C'est aussi intéressant pour séparer deux
mâles Betta splendens, le fameux poisson combattant.
De fait, surtout dans un aquarium communautaire, si on veut espérer garder les alevins ou même seulement les oeufs d'une ponte, il est indispensable d'isoler la femelle gestante de ses congénères, surtout si ceux-ci
sont carnivores, voir cannibales! Ainsi, l'isoloir-pondoir accueillera temporairement la femelle jusqu'à la ponte des oeufs. Les célèbres Danio rerio
et Poecilia reticulata, ou même le Poecilia sphenops, sont
des hôtes classiques des aquarium d'eau douce. Si le premier, le danio, pond des oeufs, les deux autres espèces sont des vivipares, c'est à dire qu'ils donnent naissance directement à des alevins sans que les oeufs ne soient jamais
visibles. Ainsi, lorsque la femelle est mise à l'isolement dans un pondoir, les petits poissons sont à l'abri de l'appétit des autres poissons.
L'isoloir ressemble alors à un aquarium qui pourra accueillir des plantes aquatiques carnivores comme cette Utricularia graminifolia.
Les isoloirs, dans le cadre de leur utilisation pour le vote à bulletin secret, est intervenu en France dès 1795. En effet, le vote secret a été constitutionnalisé juste après la révolution de 1789. Les dates d'adoption dans divers
pays européens varie en fonction des régimes politiques. Ainsi, le Royaume-Uni dispose de leur usage en 1872, la Belgique en 1877 et seulement en 1903 pour l'Allemagne. La France a donc été pionnière dans l'exploitation du vote sans
censure.
Historiquement, l'isoloir en France permet à l'électeur de plier son bulletin pour le donner tel quel aux accesseurs du président du bureau de vote. La notion de secret visuel du bulletin date seulement du 29 juillet 1913, une loi
promulguant alors l'obligation d'introduire le bulletin dans une enveloppe dans l'isoloir et c'est le votant lui-même qui glisse l'enveloppe avec son bulletion dans l'urne électorale.